Appui à l’enseignement du français à l’université

Pour les Départements universitaires de français, les filières bilingues francophones, les Centres universitaires d’enseignement des langues

Modalités didactiques

À la différence d’autres projets de télécollaboration, le « français en (première) ligne » met en relation des partenaires qui n’ont pas les mêmes statuts ni les mêmes objectifs dans l’interaction. Cette télécollaboration en situation d’enseignement/apprentissage s’impose aujourd’hui largement avec la simple utilisation du courrier électronique entre enseignants et étudiants distants et présentiels. Elle conduit à des rapports pédagogiques nouveaux.

Dans le cas de l’enseignement/apprentissage des langues, les tuteurs et les apprenants ne sont pas dans une relation symétrique puisque les tuteurs doivent transmettre un savoir et des compétences langagières aux apprenants. Cependant, le médium technologique distant introduit une relation constructive permanente, par étapes visibles, avec des contenus toujours potentiellement modifiables, à travers des interactions (conversations pédagogiques, interventions hybrides) qui ne sont ni des échanges informels ni des échanges de classe. La nature de la correction (évaluation formative) est modifiée, le rythme des progrès et la co-gestion de la progression sont possibles.

Ce dispositif permet aux tuteurs de s’impliquer dans toutes les étapes de l’activité d’enseignement. Pour ce faire, ils doivent :

  • co-élaborer un programme et des objectifs,
  • concevoir les activités avec des tâches prévoyant un rendement précis,
  • administrer les activités aux apprenants :
    - donner des consignes,
    - remédier aux éventuels problèmes,
    - corriger les éventuelles erreurs,
    - mettre en place une co-évaluation.

Ils abordent ainsi une approche globale et complète de l’activité.

Du côté des apprenants de français, ce dispositif permet :

  • d’accéder à une langue riche et authentique dans une approche actionnelle,
  • d’aider à réduire les ambiguïtés par ajustements progressifs grâce à la communication multimodale,
  • de favoriser la compréhension notamment grâce aux indices para-linguistiques.

Certaines tâches permettent un travail par petits groupes, ce qui réduit l’appréhension des apprenants. Ces derniers prennent plus facilement la parole et progressent davantage, sinon plus rapidement, plus consciemment. Cette situation de communication favorise également le développement de compétences interculturelles .

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